Le privilège de la peinture est la possibilité de «non définition», toute proche de l’intuition ou de l’inconscient. Les choses sont dites, mais toujours ouvertes à l’interprétation en mouvement.
Un tableau se construit comme un roman. D’abord, il y a un fil conducteur qui est là au long de toute la création, mais qui passe vite du premier plan à une place de soutien, comme une note que l’on donne à un chœur pour entamer le chant.
Cet accord traverse le tout en s’effaçant devant le reste, les variations de toutes sortes, certaines remplies de légèreté, d’autres de gravité ou de douleur.